Écogriffe: une passion, trois générations, une même adresse

La tuque Écogriffe, ça fait des mois que je la vois sur toutes les têtes. Bon, toutes les têtes c’est un peu exagéré, mais c’est l’impression qu’elle me donne. La tuque est très jolie, mais sachant qu’elle est 100% acrylique – comme bien des tuques de nos jours – jusqu’à tout récemment,  je ne comprenais pas l’engouement.  Je dis bien jusqu’à récemment.  Je vous raconte.

C’est en tombant sur un présentoir Écogriffe chez Jean Coutu que j’ai pu, pour la première fois,  lire les petits caractères sur le logo de la tuque:  “Fourrure recyclée, par Lemieux, Shawinigan Québec.”

Pardon?! C’est relié à Fourrures Lemieux? L’entreprise de la Mauricie? Et chez Jean Coutu? Quelle bonne idée!

Je suis rentrée à la maison et j’ai contacté Écogriffe, à 21h un soir de semaine, pour en savoir plus. J’ai eu un retour en 0.8 secondes – vivement les réseaux sociaux.

Après un appel téléphonique fort intéressant, voici la merveilleuse histoire d’Écogriffe, cette entreprise québécoise familiale de 3e génération qui a su évoluer, se moderniser, tout en conservant la même passion… et la même adresse depuis près de 70 ans.

1951.  Lionel Lemieux, le grand-père d’Andréanne et Marilène Lemieux fonde son commerce sur la rue St-Marc à Shawinigan: Fourrures Lemieux.

1988. Leur père Alain et leur oncle Serge prennent les rennes officielles de l’entreprise après y avoir travaillé de nombreuses années.  L’atelier est toujours à l’étage, la boutique, au rez-de-chaussée.  Même si les affaires vont bien, au début des années 2000, la fourrure recyclée est une avenue qui intéresse déjà les deux frères en affaires. Ils fondent la division Écogriffe, spécialisée dans la fabrication d’accessoires de fourrure recyclée.

2011. L’arrivée d’Andréane, 3e génération de Lemieux, permet de pousser plus loin la marque Écogriffe, avec l’ouverture d’une première boutique à Québec. Sa soeur Marilène se joindra elle aussi à l’aventure.

Les produits faits de fourrure recyclée sont très variés: bijoux, cache-oreilles, foulards, jambières, mitaines, pompons pour le sac, pour la tuque, porte-clés, sacs, vêtements, articles pour la maison etc… Toute la fourrure est nettoyée et transformée dans l’atelier de la rue St-Marc. Bien de son temps et éthique, Écogriffe est d’ailleurs toujours à la recherche de beaux manteaux de fourrure à réutiliser.

Tu veux vendre le tiens? –  ecogriffe.com/achetons-vos-manteaux/

Revenons à la fameuse tuque.

C’est Andréane qui est tombée sur une simple tuque noire sport, et qui a eu l’idée de lui fixer son chic pompon de fourrure recyclée.  Elle a ajouté l’étiquette Écogriffe sur le devant et hop, la fameuse tuque Écogriffe était née.

La tuque et le pompon sont vendus en 2 pièces séparées pour permettre de créer son agencement préféré. Et si la tuque est en acrylique, (bien sûr que j’ai posé la question!) c’est pour conserver son prix abordable, tout simplement.  C’est aussi plus facile d’entretien.   Le pompon amovible, fabriqué localement en fourrure recyclée, enjolive la tuque simple, et crée le contraste si intéressant entre le sport et le chic.

C’est un produit durable qui porte l’histoire d’une entreprise de chez-nous.  Et que dire de l’idée de les vendre en boutiques, mais aussi dans les Jean Coutu?  C’est un coup de génie au niveau de l’accessibilité et une façon rapide de se faire découvrir.  En 4 ans, les points de vente sont passés de 80 à 350 pharmacies Jean Coutu. C’est dire s’il y a une tuque Écogriffe près de chez-vous…

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Merci à Andréane Lemieux pour son temps, et longue vie à Écogriffe, une entreprise de chez-nous, qui a à coeur de réutiliser cette matière naturelle luxueuse, noble et durable qu’est la fourrure, surtout lorsqu’elle est recyclée!

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